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Une semaine pour durer
A moins que vous ne viviez en ermite, à l’écart de toute forme de communication (mais en ce cas je doute que vous ayez accès au World Wide Web…), il ne vous aura sans doute pas échappé que cette première semaine du mois d’avril est consacrée au Développement Durable, avec à la clef un imbroglio foisonnement de manifestations et d’initiatives destinées à nous faire réfléchir sur nos habitudes de vie, nous initier aux bonnes pratiques d’une consommation qui n’épuise pas plus que de raison les ressources planétaires .
Bien loin de moi l’idée me lancer aujourd’hui dans une laborieuse analyse des concepts d’écologie, de consommation éthique et de développement durable, mais tous ceux que le sujet ne laissent pas indifférents peuvent compter sur le Salon Planète Durable, qui, du 2 au 5 avril Porte de Versailles à Paris, ne vous propose rien moins que de “découvrir les solutions pour un monde meilleur“.
“Planète Durable® sera la vitrine de toutes les offres et les initiatives en matière de développement durable afin de consommer mieux à l’heure où chacun aiguise sa conscience sociale et environnementale”
Si je devais choisir un objet pour matérialiser cette fibre écocitoyenne qui, lentement mais sûrement, semble investir nos sociétés, j’opterais sans aucune hésitation pour la bicyclette, qui incarne, bien plus qu’un simple moyen de transport, à elle seule un état d’esprit, presque un engagement militant - et je le dis avec d’autant plus d’objectivité que je sais à peine tenir sur un vélo et que je n’en fais strictement jamais.
Or donc, sachez que la bicyclette peut continuer de nous servir bien longtemps après avoir rendu les armes jantes.
La Lampe Bicyclette est une œuvre de récupération vélocipédique conçue par Tät Tat, de fort bien inspirés designers suisses, distribués en nos contrées hexagonales par la non moins inspirée équipe de PA Design.
Fabriquée à partir du montant, du phare et du pignon de vitesse de la Petite Reine, qui lui confèrent un joli aspect industriel vieilli, elle était évidemment l’illustration toute trouvée de l’esprit de cette semaine durable qui se doit de perdurer.
Joindre le futile à l’agréable
Et comme j’essaie aussi d’avoir deux doigts de jugeote, je sais bien que ce qu’il y a d’intéressant à désirer quelque chose, c’est bien la délicieuse période de latence préalable, celle où nous sentons monter en nous la joie promise de posséder enfin l’objet tant espéré…
Mais j’ai beau me soumettre à cette (monacale, il va sans dire) discipline de mesure et de tempérance, mon naturel futile a tendance à revenir au galop… je me laisse forcément prendre au piège jeu des menus accessoires et autres belles choses dont il me semble que l’acquisition rendrait ma vie ô combien plus délectable… Il ne me reste donc plus qu’à me livrer à une joute rhétorique et dialectique avec moi-même afin de pouvoir justifier de l’absolue nécessité de mes caprices à la bonne marche du foyer… Travaux pratiques :
Le principe est simple : il devient malléable passé sous l’eau chaude, puis se rigidifie à l’eau froide une fois la forme idoine trouvée. Cette idée lumineuse nous vient de PA Design, qui se surpasse décidément pour nous proposer des objets du quotidien revisités par le biais de l’humour et de la différence.
Maintenant que je me suis (légitimement) accordée une nouvelle sauteuse, ma (future hypothétique) cuisine (aménagée) s’avère déjà plus reluisante. Hélas - trois fois hélas, je n’ai toujours que de banales casseroles, qui ne me permettent pas de mijoter ni d’étuver comme il se doit mes emplettes maraichères du marché…
Ils ne sont pas magnifiques, ces récipients conçus par le designer néerlandais Jan Hoekstra, ici en pleine démonstration?
Il a pensé sa gamme en tenant compte des aspirations de chaque amateur de cuisine à la maniabilité et la performance : même si pour vous cuire un œuf relève de la gageure, vous vous êtes forcément un jour ou l’autre confronté à la difficulté de vider l’eau d’une casserole sans vous ébouillanter et/ou répandre la moitié du contenu dans l’évier évidemment encombré de toute part parce qu’il est tellement plus drôle d’attendre que les reliefs des précédents repas se soient fossilisés sur les assiettes pour commencer à les laver.
Ici, le problème est doublement facilité grâce au système de fermeture des couvercles qui vous offrent le luxe de vider ladite eau majestueusement, et aux anses enfin larges et recourbées qui permettent une prise en main totale. Il va falloir que je trouve le moyen de rendre mes outils de cuisson inutilisables.
En matière de décoration intérieure, j’ai un Trouble Obsessionnel Compulsif, celui des petits luminaires. Ma collection commence à être conséquente, entre lampes, photophores et bougies. Mais ce n’est naturellement jamais assez, j’en trouve toujours de plus attrayantes.
Alors pour m’autoriser cette brique lumineuse éditée par Suck, qui renferme une ampoule photovoltaïque (ce qui implique l’absence totale de tout système électrique), je vais tout simplement me contenter faire jouer la carte de l’émotion et de l’économie écologique.
Je suis sûre que vous débordez vous aussi de ressources et d’inventivité pour vous accorder de petits plaisirs décoratifs… Maintenant que je vous ai livré quelques uns des miens, j’attends les vôtres !
Comme un lundi au soleil
Puisque de rêve il est question, autant voir les choses en grand : passer mes journées à compulser dossiers et appels d’offre ne doit plus être contraignant posté sur une assise aussi luxueuse que le trône fauteuil Saint-Luc conçu par DCS. Fibres de carbone, acier laqué, cuir cousu main et tissu microfibre, on touche avec DCS au très haut de gamme du design français, et à la fine fleur de la haute technologie appliquée à la création.
Je veux bien devenir grand patron et accumuler toutes les heures supplémentaires du monde s’il m’est donné de goûter au confort de ce dossier bigrement accueillant, et résolument moderne.
Dans un registre plus abordable mais non moins majestueux, je poserais bien volontiers la lampe Chain distribuée par Nemo Cassina sur ma table de travail. Cette jolie création, que nous devons à l’architecte et designer italienne Ilaria Marelli se plie à toutes les exigences grâce à sa structure en aluminium articulée. Et pour que le cœur à l’ouvrage soit complet, elle diffuse une lumière quasi naturelle grâce à ses LED, également synonymes d’une durée de vie avoisinant les 50 000 heures. Totalement pliable, elle garantit un encombrement minimum pour tous ceux qui comme moi apprécient les places nettes et les bureaux soignés.
N’étant cependant pas complètement masochiste, il me fallait adjoindre à ce fantasme de bureau un accessoire de rêve qui ne soit pas rancardé aux confins de l’inaccessible. Entre accessoire et fourniture de bureau, le Doddlebook distribué par (je vous le donne en mille) Umbra est un cadre photo sur lequel est enchâssé un bloc notes de 80 pages, qui vous permettra de relever tous les messages de votre équipe et même de laisser libre cours à votre créativité lors des réunions et autres brainstormings…
Chère Youpi Touch, ceci est mon petit hommage personnel à ton article sur les papiers peints Pattern Tales que j’ai adoré…
Comme quoi il n’est pas complètement stérile de rêvasser au boulot…
Marcel Proust - Les Plaisirs et les Jours













