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Ce qui ne me manque pas
Ce qu’il y a de sympathique avec le fait d’avoir un troisième enfant, c’est rien de ce qui touche au nécessaire de la petite enfance ne vous est étranger et que l’on est capable de constituer un sac de survie pour tous les imprévus en deux minutes montre en main.
Avec l’expérience, je me sens de plus en plus en mesure de discerner entre le superflu et l’essentiel (ce qui ne signifie pas que je ne sois pas adepte aussi du superflu!).
Au rang de ce qui ne me manque donc pas, il y a ceci
Attention, je ne dis pas qu’une poubelle à couches soit foncièrement une invention inutile, son caractère indispensable me paraît même avéré dans les espaces où nos petits prolifèrent, comme dans les crèches.
Peut-être parce que nos poubelles à nous ont facilement tendance à se remplir plus vite que de raison, je n’ai pour ma part jamais éprouvé le besoin d’enfermer les restes des changes dans un récipient qui emprisonne odeurs et bactéries… et pour couper court à tout reflux nauséabond, j’ai finalement toujours trouvé que de vieux journaux offraient un emballage tout à fait pratique.
Et je ne dis pas cela seulement parce que j’ai toujours eu les plus grandes difficultés du monde à jeter la couche correctement dans le sac de cette poubelle et à tourner correctement le mécanisme après avoir refermé le couvercle !
100 % VIP(P)
C’est l’été, entre torpeur et vacances, je me sens un devoir de vous proposer un peu de culture déco en lançant une grande série ludo-éducative :
” Toi aussi découvre l’histoire qui se cache derrière une marque “.
Aujourd’hui, penchons-nous sur la marque Vipp, un bonheur de design scandinave aux origines danoises bien ancrées… Saviez-vous que cette marque de prestige (si vous ne me croyez pas je vous laisse le soin de compulser les prix) devait son existence à un simple salon de coiffure ?
Non ?
Chouette, vous vous coucherez avec le sentiment d’avoir gagné votre journée !
L’objet phare de Vipp, celui par lequel la notoriété arrive, c’est la poubelle, or, ladite poubelle fut inventée le jour ou Madame Vipp, coiffeuse de son état, sollicita son métallurgiste de mari pour qu’il fabrique la poubelle de sa future enseigne.
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[La scène se passe au Danemark, en 1939]
[Madame Vipp (de son vrai nom Marie Nielsen)] — “Dis-moi Holger, elle en est où cette poubelle? Comment veux-tu que je me fasse une clientèle si le sol de la boutique reste est couvert de cheveux ?
[Monsieur Vipp alias Holger Nielsen] — (Elle m’agace avec ses histoires de poubelle, je suis tourneur fraiseur moi, pas Géo Trouvetou…) [tout haut] J’y travaille mon ange, j’y travaille !…
(Note de l’Auteur : les dialogues et le contexte sont purement fictionnels. Toute ressemblance avec des faits existants ou ayant existé ne serait que pure coïncidence.)
La poubelle en question eut un succès immédiat et foudroyant auprès de la clientèle, marquant le début du succès et de la renommée pour M. Nielsen et sa création qu’il baptise “Vipp“, verbe danois signifiant “basculer”, en référence au mécanisme à pédale.
La fabrique prend de l’ampleur, mais le modèle évolue peu, gardant à cœur de conserver des lignes carrées adoucies par des angles arrondis…
Son second succès commercial, Vipp le doit à la fille cadette des Nielsen, qui reprit l’entreprise à la mort de Monsieur, et décida de proposer les poubelles aux particuliers – jusque là, seuls les professionnels y avaient accès.
Aujourd’hui, on n’arrête plus la marque : après le lancement de sa collection de linge de maison en 2006 – les serviettes en coton et fibre de bambou – ce sont les accessoires pour la salle de bain qui ont le vent en poupe… Le design reste caractéristique, mais la palette (y compris graphique) se diversifie, et il est à parier que la petite marque danoise nous réserve d’autres surprises pour les saisons prochaines…
Serais-je victime d’une malédiction sanitaire ? c’est bien inconsciemment que les derniers posts en date sont consacrés à une thématique commune
Coup de balais
Voilààààààà, c’est finiiiiii…
De retour au bureau, j’ai consacré ma journée de complète démotivation retour au labeur à nettoyer comme il se devait tout ce que mon ordinateur contenait de choses inutiles, à commencer par les 153 spams de ma messagerie, un vrai bonheur…
Forte de cette mise en jambe, j’en fus quitte pour réitérer l’opération en version légèrement plus salissante une fois rentrée dans mon doux foyer, qui eut le bon goût de me rappeler que j’avais inopportunément omis de libérer le réfrigérateur de denrées qu’une semaine de repos au frais avaient transformées en joyeux bouillon de culture.
Je vous ferai grâce des détails les plus sordides du film d’horreur alimentaire qui se joua dans ma cuisine, lequel me permit une nouvelle fois de remercier le ciel Brabantia pour la qualité de ses poubelles, je ne me lasse pas de la mienne…
A Paris, comme, je le suppose, dans de nombreuses agglomérations, le fait de jeter ses déchets est un remue-méninge à soi tout seul, surtout quand on se penche sur la question de savoir si tel emballage a sa place dans la poubelle jaune (déchets recyclables, poubelle à valoriser en priorité !) ou dans le container vert (ce vulgaire contenant du tout-venant ordurier)…
Avouons-le cependant, cette pratique aussi ludique que citoyenne comporte un dommage collatéral non négligeable : la propension à démultiplier les poubelles ou ce qui peut en tenir lieu. (je suis une grande adepte des sacs en papier pour les emballages, en dépit de leur absence totale de glamour).
Heureusement, les poubelles à tri sélectif se développent de plus en plus, même si continue de me demander pourquoi elles ne comportent généralement que deux compartiments alors que pas moins de quatre seraient nécessaires :
1 pour les déchets basiques (la fange de nos déchets),
2 pour les déchets recyclables (ceux que l’on est fier de jeter alors que nous ferions mieux de réfléchir à leur outrageux foisonnement),
3 pour le verre (hips),
4 pour le compost (à suggérer à votre copropriété/concierge comme engrais naturel pour les plantes du lotissement, vous m’en direz des nouvelles).
Admettons que l’on passe outre ce dernier, encore assez peu répandu dans les habitats collectifs urbains, il n’existe que de rares maques à pratiquer le trois-en-un :
L’Américaine Rubbermaid, avec son modèle en plastique qui gagnerait sans doute à faire quelques efforts esthétiques mais est tout de même plutôt originale avec sa forme en corole s’ouvrant, par pédale, sur trois compartiments colorés et amovibles, le tout pour une contenance globale honorable de 40 litres.
L’Allemande Hailo avec son modèle Trento öko trio disponible en plusieurs versions. Géométriquement irréprochable, cette poubelle teutonne ne fait pas de jaloux et révèle, toujours par pression de la pédale, trois seaux rectangulaires, eux aussi toujours colorés et amovibles, contenant chacun 11 litres.
Évidemment, si votre espace vous le permet, vous pouvez également accoler plusieurs grandes poubelles “classique” et les différencier par coloris !


















