Articles avec le tag ‘stickers’
Entre ciel et terre
Même si je ne suis pas, loin s’en faut, amatrice du genre, je ne rechigne cependant pas à reconnaître une idée intelligente et intéressante… c’est le cas pour deux nouveaux modèles fort sympathiques :
Avis aux âmes d’enfant - qui n’est pas bercé par la nostalgie réconfortante de l’école primaire…? -, voici une vraie trouvaille, le sticker marelle, simple, élégant, discret parce que dépourvu des inévitables fioritures dont la tendance vire de plus en plus sûrement à la surcharge…
C’est à Alaro et au talent fertile de sa créatrice Bérangère - qui réussira peut-être à me réconcilier avec les stickers - que nous devons cette marelle et innocente comme si elle venait d’être tracée à la craie… C’est en quelque sorte une idée de cadeau toute trouvée qui aura en plus le mérite de détacher petits et grands de la console pour les amener, mine de rien, à des jeux de plein air indoor…
Et si comme moi vous êtes un devenu Docteur ès taches à force de devoir réparer vos maladresses, ou si vous en avez assez de vous demander s’il faut oui ou non mettre du sel sur du vin rouge (la réponse est non), pourquoi ne changer de revêtement et opter pour le sticker tapis imaginé par les Invasions Éphémères, emmenées par la foisonnante et ravissante Sofia Antonovich ?

supprimez l'angle mort
Ses arabesques florales lui confèrent un petit côté Laura Ashley tout à fait dans la tendance cocooning du moment. Composé de quatre panneaux triangulaires qui peuvent s’associer au centre de la pièce, il est aussi très élégant comme ornement d’angle, pourquoi pas dans une cuisine ou sous le porte-parapluie de l’entrée.

plus d'inquiétudes...
Une véritable aubaine, quoi qu’il en soit, que ce tapis, pour tous les Pierre Richard en herbe ou en chair : il se nettoie à l’éponge, résiste aux griffes comme aux coups de talons, et ne risque pas de devenir une pouponnière à poussière.
*La réponse est : les adhésifs vinyles, plus couramment connus sous le vocable anglo-saxon de stickers. Petit aparté étymologique, sachez par ailleurs que le substantif adhésif est issu du latin adherare: être fermement attaché à quelque chose, et que le verbe anglais to stick serait issu d’un terme proto-indoeuropéen faisant référence à ce qui reste définitivement en place… intéressante nuance, n’est-il pas?
Scotchant
Personnellement, je reste circonspecte, comme beaucoup, je ne suis pas insensible aux charmes chatoyants de ces motifs qui ont l’avantage d’introduire un peu de profondeur dans des pièces trop blanches et austères… mais je ne m’aventurerais pas à y voir une révolution de l’esprit déco, d’autant que je continue de penser qu’ils trouvent une place privilégiée dans des espaces enfantins. Affaire de goût sans doute.
Si je pousse la réflexion un peu plus loin, je crois que je suis un peu gênée par le manque de relief de ces lisses apparats… un peu trop sages, un peu trop beaux pour être vrais.
Un modèle cependant ne me laisse pas indifférente : les adhésifs pour plafond imitation plafonnier, une fantaisie plutôt charmante qui pourrait satisfaire tous ceux qui désespèrent d’habiter un difficilement abordable “moulure-parquet-cheminée”.
Conçus par la très internationale et talentueuse graphiste Sofia Antonovich, ces stickers vinyles ajustables seyants à souhait ont le bon goût de la délicatesse et une élégance au juste croisement de la sobriété et du foisonnement.
L’imagination de Sofia Antonovich semble ne pas connaître l’angoisse de la page blanche, elle conçoit sans relâche depuis plusieurs années des autocollants pour quasiment toutes les pièces de la maison, des plus abstraits aux plus figuratifs : silhouettes, trompe l’oeil, fleurs, frises… tout y passe, et elle n’est pas la seule sur le créneau.
Dans un registre un peu différent, le collectif Cocobohème formé par Catherine Fouchard et Christian Mégevand a repensé le concept de tableau noir en imaginant des pense-bête ardoise autocollants en forme d’animaux ou de végétaux dont les silhouettes épurées ne peuvent pas laisser indifférent. Plaisants et fonctionnels, ils ont un je-ne-sais-quoi de douceur naïve qui explique sans doute assez la réussite consensuelle du produit.
Autrement plus subversif, le groupement Domestic s’oriente plus radicalement dans une esthétique à mi-chemin entre le néo-réalisme et le style comics. Dans ce cadre, l’artiste Geneviève Gauckler a développé une série fantasmagorique de gentils monstres et d’énigmatiques bonshommes pour décorer les chambres d’enfants, lesquels ont plutôt tendance à m’effrayer, mais qui ont une réelle épaisseur, du fait précisément de leur aspect étrange et inattendu.
Une chose est sûre, pour les amateurs du genre, le bonheur est parti pour durer.










