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Le bonheur est dans le pré
N’ayant pas, je vous le rappelle, la télévision, je serais bien en peine de vous fournir un compte-rendu détaillé d’une célèbre émission de real-tv…
Non, si bonheur champêtre il y a, il sera le fait des paisibles ruminants qui accommodent nos trajets en train et en voiture.
Le rapport avec le champ décoratif ?
J’y viens, j’y viens…
Vous savez sans doute que la peau de vache est un élément incontournable de toute décoration qui n’a pas honte d’affirmer son admiration pour le stye champêtro-naturaliste emprunté aux ranchs texans. Au demeurant, fouler au pied le cuir - fort doux - de Pâquerette transformée en descente de lit ne me pose pas tant un problème moral qu’esthétique.
Tout d’abord, j’ai toujours eu un peu de mal avec les contours mal définis… rien ne me met plus hors de moi qu’un tapis qui rebique, alors si en plus les coins sont démultipliés par une forme non rectangulaire, je ne réponds plus de rien !
Et puis reconnaissons-le, toute confortable et lustrée qu’elle soit, une peau de vache à l’état brut confère une petite touche taxidermiste à une décoration qui ne peut pas être du goût de tous.
Angelo semble avoir surmonté la difficulté avec le tapis Rodeo. Ici, la peau de vache a été découpée, teinte, travaillée et agencée de façon à se présenter sous une forme plus classique, et en même temps diablement originale.
J’aime beaucoup l’idée des ronds de peau - mais ils seraient en tissu que je les aimerais tout autant - cousus ensemble et qui proposent une mosaïque de couleurs et de formes très réussie, qui changent - précisément - des uniformes tapis de salon traditionnels.
Le bas blessera en revanche au niveau de l’entretien, le tapis étant constellé de ronds, il est aussi forcément “troué” de partout…
Il faudra donc sans doute une sacrée dose de patience et un aspirateur des plus précis pour venir à bout des miettes répandues dans toutes ces interstices…
Décidément, la perfection n’est pas de ce monde.
Entre ciel et terre
Même si je ne suis pas, loin s’en faut, amatrice du genre, je ne rechigne cependant pas à reconnaître une idée intelligente et intéressante… c’est le cas pour deux nouveaux modèles fort sympathiques :
Avis aux âmes d’enfant - qui n’est pas bercé par la nostalgie réconfortante de l’école primaire…? -, voici une vraie trouvaille, le sticker marelle, simple, élégant, discret parce que dépourvu des inévitables fioritures dont la tendance vire de plus en plus sûrement à la surcharge…
C’est à Alaro et au talent fertile de sa créatrice Bérangère - qui réussira peut-être à me réconcilier avec les stickers - que nous devons cette marelle et innocente comme si elle venait d’être tracée à la craie… C’est en quelque sorte une idée de cadeau toute trouvée qui aura en plus le mérite de détacher petits et grands de la console pour les amener, mine de rien, à des jeux de plein air indoor…
Et si comme moi vous êtes un devenu Docteur ès taches à force de devoir réparer vos maladresses, ou si vous en avez assez de vous demander s’il faut oui ou non mettre du sel sur du vin rouge (la réponse est non), pourquoi ne changer de revêtement et opter pour le sticker tapis imaginé par les Invasions Éphémères, emmenées par la foisonnante et ravissante Sofia Antonovich ?

supprimez l'angle mort
Ses arabesques florales lui confèrent un petit côté Laura Ashley tout à fait dans la tendance cocooning du moment. Composé de quatre panneaux triangulaires qui peuvent s’associer au centre de la pièce, il est aussi très élégant comme ornement d’angle, pourquoi pas dans une cuisine ou sous le porte-parapluie de l’entrée.

plus d'inquiétudes...
Une véritable aubaine, quoi qu’il en soit, que ce tapis, pour tous les Pierre Richard en herbe ou en chair : il se nettoie à l’éponge, résiste aux griffes comme aux coups de talons, et ne risque pas de devenir une pouponnière à poussière.
*La réponse est : les adhésifs vinyles, plus couramment connus sous le vocable anglo-saxon de stickers. Petit aparté étymologique, sachez par ailleurs que le substantif adhésif est issu du latin adherare: être fermement attaché à quelque chose, et que le verbe anglais to stick serait issu d’un terme proto-indoeuropéen faisant référence à ce qui reste définitivement en place… intéressante nuance, n’est-il pas?
D’égoût et des couleurs
Délicieuses et originales, ces plaques d’égoût en forme de coussin - ah non, pardon, c’est l’inverse - imaginés par les prodigieux designers de Fred,n’ont pas leur pareille pour mettre un peu d’humour sur une chaise un peu terne. Et comme il est de bon ton d’interdire d’interdire, rien ne nous empêche d’en faire de moelleux tapis de sol ou de jeux et d’avoir ainsi un prétexte tout trouvé pour dérober insidieusement les jeux de construction de vos petits et vous transformer en un spécialiste de la voirie efficace et inspiré.
Et pour un total look à la gloire de nos sous-sols urbains, vous pouvez même donner le la de vos inspirations citadine dès le seuil de votre demeure, avec ces paillassons circulaires imitation plaque d’égoût frappés aux lettres de votre cité de prédilection (quoiqu’il ne faille pas être amoureux de Stockholm ou Kuala Lumpur, à ce jour, vous pouvez vous imaginer être à Londres, New York ou Paris). Il est en pneu recyclé, comme son lointain cousin de chez Nanimarquina, et rend hommage à toutes les inventions qui refusent le gaspillage.
Petit bémol cependant, je ne suis pas foncièrement convaincue de la haute fonctionnalité d’un paillasson rond… à moins d’avoir une porte concave… avis aux créateurs.
Ultime hommage - floral cette fois - à la DDE : ce vase-plot en céramique très astucieux, idéal pour tous les lofts et intérieurs inspirés du design industriel.
A bientôt pour de nouvelles tendances déco…












